Méthodologie et Sources

L’Empreinte Ecologique calcule, en utilisant la technologie et la gestion des ressources sur une année donnée, la demande que les populations et les activités exercent sur la biosphère durant cette même année. L’Empreinte Ecologique se base sur les rendements des produits primaires (récoltes, produits forestiers, etc) par hectare pour calculer la superficie nécessaire aux activités données. L’apport crée par la biosphère est appelé la capacité biologique ou biocapacité. La Biocapacité est la mesure de la quantité disponible de terre et eaux biologiquement productives qui fournissent les éléments de l’écosystème que l’humanité consomme. L’usage des terres calculé dans l’Empreinte Ecologique se veut mutuellement exclusif.

Les ressources attachées à cette section décrivent la méthodologie pour calculer L’Empreinte Ecologique et la biocapacité à un niveau national, car les données détaillées sur la production et sur le commerce ne sont disponible qu’à une échelle nationale, la Comptabilité Nationale des Empreintes 2008 représente, quant à elle, une base pour une vision à un niveau territorial, productif et organisationnel des analyses de l’empreinte. La méthode fournit les calculs fondamentaux ainsi que les principes utilisés dans l’édition de 2008 de la Comptabilité Nationale des Empreintes. Elle offre à des chercheurs et à des praticiens l’information qui les aidera à approfondir leur compréhension de la méthodologie de calcul pour L’Empreinte Ecologique, la biocapacité, les facteurs de rendement, les facteurs d’équivalence, et les types spécifiques d’utilisation de la terre inclus dans l’Empreinte Ecologique: terre cultivée, pâturage, lieux de pêche, forêt, aire de captage de CO2, et terre construite ou urbanisée.
L’actuelle mise en œuvre de la Comptabilité Nationale des Empreintes à travers une structure de base de données est décrite dans le Guide de la Comptabilité Nationale des Empreintes 2008. Ces comptes sont maintenus et mis à jour par le réseau Global Footprint Network avec l’aide de plus de 100 organisations partenaires.

Les Empreintes Ecologiques de chaque nation est calculé annuellement avec 1961 comme année de départ.
Les calculs dans la Comptabilité Nationale des Empreintes sont fondés, en premier, sur les bases de données internationales publiées par l’Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture, l’Agence Internationale de l’Energie, le département des statistiques des Nations Unies et le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat. D’autres sources de données incluent des études de journaux et revues scientifiques et de collections thématiques. Sur 201 pays analysés dans la Comptabilité Nationale des Empreintes, 150 ont une population qui dépasse le million et sont successivement couverts par les statistiques des Nations Unies. La Comptabilité Nationale des Empreintes 2008 utilise plus que 5400 points de donnée par an pour calculer la demande en nature de chaque pays et d’évaluer sa capacité biologique. Le calcul de L’Empreinte Ecologique pour chaque pays a débuté en 1961.

La consommation nationale est calculée en additionnant les imports et en soustrayant les exports de la production nationale. Les résultats des ces analyses mettent en lumière la performance écologique des pays. Par exemple, la Comptabilité Nationale des Empreintes identifie, si oui ou non, l’Empreinte Ecologique d’un pays dépasse sa capacité biologique. Un pays aura une réserve écologique si son empreinte est inférieure à sa biocapacité. Dans le cas contraire, il encourt un déficit écologique.

Aujourd’hui, la plus part des pays, et le monde dans son ensemble, encourent des déficits écologiques. Le déficit écologique du monde est équivalent à son dépassement écologique.

De plus amples informations techniques sur les Comptes Nationaux de 2008 sont accessibles à travers l’Atlas de l’Empreinte Ecologique 2008.